François Grosdidier, actuel maire de Metz : « La ville était obscurcie, il lui a rendu sa beauté »

Les drapeaux sont en berne place d’Armes, où la maire a hébergé le bureau de Jean-Marie Rausch pendant trente-sept ans. Un livre d’or est ouvert à la mairie à partir de 16h30.

Son successeur actuel, François Grosdidier est très ému ce vendredi matin. Depuis plusieurs jours, il avait connaissance de la détérioration de l’état de santé de Jean-Marie Rausch très éprouvé par le décès de son épouse, il y a quelques semaines seulement.

« Jean-Marie Rausch a fait de la ville de Metz ce qu’elle est. La ville était obscurcie, il lui a rendu sa beauté sur laquelle nous capitalisons aujourd’hui, sur tout cet héritage qu’il nous a laissé. » François Grosdidier évoque notamment la mise en valeur du patrimoine architectural, la transition écologique et numérique, parmi les précurseurs.

« Il était à l’avant-garde. La masse de ses actions est énorme. C’est lui qui a boosté l’enseignement supérieur à Metz, en nouant des partenariats avec Supelec, l’Ensam, Georgia Tech. Lors de notre dernier déjeuner, en août, il m’avait dit que l’une des réalisations dont il était le plus fier était l’Arsenal, l’une des plus belles salles de spectacle d’Europe, une reconversion sublime qui n’a pas pris une ride. »

Photo Pascal Brocard

Photo Pascal Brocard

Mathieu Klein, maire de Nancy : « Il aura marqué Metz et la Lorraine de son empreinte »

Maire de Nancy et président de la métropole du Grand Nancy, Mathieu Klein salue la « mémoire de Jean-Marie Rausch, qui aura marqué Metz et la Lorraine de son empreinte tout au long de son engagement public ».

« Je pense notamment à Pompidou Metz », ajoute-t-il avant de poursuivre : « Je tiens également à saluer un élu précurseur dans la promotion de l’écologie urbaine, aux côtés de Jean-Marie Pelt, et un responsable politique ouvert, qui a œuvré aux destinées de la France aux côtés de François Mitterrand. »

Mathieu Klein présente, enfin, ses condoléances à la famille de Jean-Marie Rausch et au maire de Metz : « J’adresse à ses fils, sa famille, ses proches, à François Grosdidier, maire de Metz et aux Messins, mes sincères condoléances. »

Photo Patrice Saucourt 

Photo Patrice Saucourt 

Dominique Gros, ancien maire de Metz de 2008 à 2020 : « L’estime réciproque était grande »

« Nous nous connaissions très bien puisque je suis entré au conseil municipal en 1983. Je l’ai fréquenté soit dans sa majorité, soit dans son opposition jusqu’à 2014, l’année où je l’ai battu aux élections. L’estime réciproque était grande. J’ai beaucoup apprécié en lui les Trente Glorieuses de Metz : Georgia Tech, le Technopôle, l’idée du Centre Pompidou… Quand il n’a plus été dans la politique, je suis allé le voir régulièrement chez lui. Il me recevait très courtoisement chez lui. »

« Nous avions des rapports complétement apaisés. Il a été bienveillant avec moi en 2014. C’est le souvenir d’un homme d’une grande volonté qui aimait énormément sa ville. »

Photo Gilles Wirtz

Photo Gilles Wirtz

Souvenir Français : Denis Jacquat
Souvenir Français : Denis Jacquat

Denis Jacquat, ancien adjoint de Jean-Marie Rausch et ex-parlementaire de la Moselle : « Je perds un ami, la Ville de Metz un grand homme »

Ancien député de la Moselle, Denis Jacquat a été, à deux reprises, élu de la Ville de Metz. Et adjoint à Jean-Marie-Rausch, de 1977 à 1989 puis de 2001 à 2008, juste avant la fin de mandat de l’ex-maire disparu. Sa dernière rencontre avec Jean-Marie-Rausch est encore toute récente.

« Nous sommes allés le voir à sa maison de retraite le 31 décembre dernier. Son ami Khalifé Khalife m’accompagnait. Nous avons bien vu que les jours s’annonçaient difficiles. Il ne nous a pas reconnus, il sentait bien une présence dans la chambre, il était très agité, mais nous n’avons pas pu échanger. C’est toujours déstabilisant ces instants en présence d’une personne trés diminuée et qu’on a connue dans la toute-puissance ».

Ludovic Mendes, député de Moselle : « Un maire emblématique »

« Jean-Marie Rausch, emblématique Maire de Metz pendant 37 ans et ancien ministre, nous a quittés ce vendredi. Je tiens à adresser mes plus sincères condoléances à ses deux fils ainsi qu’à toute sa famille et ses proches. »

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Jean-Jacques Alliagon, ancien ministre de la Culture : 

« Un avant-gardiste »

« J’ai eu la grande joie de concevoir et consolider le centre Pompidou à Metz », apprécie Jean-Jacques Aillagon qui se souvient de l’époque où il assumait la présidence du centre Pompidou Paris. « Je voulais que Pompidou à l’instar d’autres musées étrangers, puisse essaimer hors ses murs. J’avais proposé à quelques maires de France. Parmi tous les maires rencontrés, c’est Jean-Marie Rausch qui a manifesté le plus rapidement, avec une détermination totale à se porter candidat à la réalisation d’une antenne du centre Pompidou. « De ce qui était pour moi un rêve, il en a fait son affaire. » Jean-Jacques Aillagon, messin d’origine garde le souvenir d’un homme enthousiaste et de détermination. « Un visionnaire qui voulait faire de Metz une ville de référence, sur le plan économique, écologique, domaine dans lequel il fut pionnier, dans les transports. Il a également fait le choix de la culture. C’était un visionnaire, un avant-gardiste qui a retenu l’architecte Shigeru Ban.

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Thomas Scuderi, ancien adjoint au maire de Metz : « Il a marqué la ville »

« Malgré nos différences politiques, je garde en mémoire sa capacité à défendre la ville et à attirer de grandes institutions comme l’installation du Centre Pompidou-Metz », a déclaré Thomas Scuderi, ancien adjoint au maire de Metz de 2008 à 2020. « Jean-Marie Rausch a marqué la ville ».

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« Jean-Marie Rausch, abattu par la disparition de son épouse, Bernadette, au mois de novembre dernier, avait également dû affronter la Covid, ces dernières semaines. »

« Tous ces événements n’ont évidemment pas arrangé son état », relève Denis Jacquat. Le Messin dit regretter la perte d’un ami, mais pas seulement : « La Ville de Metz perd un grand homme, pour la durée de ses mandats politiques d’abord, mais surtout, pour la manière qu’il a eue de diriger, de tenir sa ville. »

« Je l’ai côtoyé durant plus de 30 ans et je ne regrette rien »

« A deux reprises, j’ai eu la chance de travailler à ses côtés comme adjoint, je l’ai ainsi côtoyé durant plus de trente ans et je ne regrette rien. Je suis très fier d’avoir pu vivre tout ça. C’était à chaque fois des périodes agréables. Jean-Marie-Rausch prenait très vite ses décisions, il tranchait et ne revenait jamais dessus.

Tout était clair, net et rapide. Il avait aussi cette grande qualité consistant à faire confiance aux personnes qui l’entouraient pour travailler. Il ne demandait pas à un adjoint comment il allait faire avancer un dossier, il disait s’il était ou non satisfait, c’est tout. Nous avions ainsi une grande liberté d’action. Je lui dois aussi ma carrière politique ».

Gérard Longuet, ex-sénateur de Meuse et ancien ministre, salue le « sérieux de l’homme politique »

Longtemps en froid avec Jean-Marie Rausch après qu’il lui ait ravi la présidence du conseil régional de Lorraine au sortir de l’élection tourmentée de 1992, l’ex-sénateur de Meuse et ancien ministre Gérard Longuet a réagi avec tristesse à l’annonce de la disparition de celui qu’il a eu « l’occasion de soutenir et de combattre ».

« C’est un personnage qui a marqué la ville de Metz, qui était un maire reconnu, actif créatif. » Même s’il estime que Jean-Marie Rausch s’était aventuré « dans une affaire un peu scabreuse » lors des élections régionales de 1992 en sollicitant discrètement le soutien du Front national, Gérard Longuet préfère retenir l’action du maire qui a profondément métamorphosé sa ville : « Il a modernisé Metz en développant le technopôle, en amenant le centre Pompidou. »

Jean-Marie Rausch était viscéralement attaché à sa ville : « Il avait su s’entourer de gens très compétents comme Jean-Marie Pelt, son adjoint à l’environnement. » Gérard Longuet se souvient également d’une certaine frustration de Jean-Marie Rausch : « Je crois qu’il n’a pas pu exister au plan national comme il aurait aimé. Il nourrissait un sentiment d’incompréhension par rapport à cela, comme il considérait souvent que sa ville et la Moselle n’étaient pas comprises. »

Selon Gérard Longuet, Jean-Marie Rausch est passé à côté de ce destin national parce qu’il « n’avait pas fait de choix clairs qui lui auraient permis d’être plus sollicité qu’il ne l’a été ». Quant à la personnalité de Jean-Marie Rausch, Gérard Longuet se rappelle d’un homme fait « à la fois d’autorité et de conciliation… » Il était aussi « touchant ».

Jean-Marie Rausch était fasciné par l’innovation : « Il avait ostensiblement sur son bureau un minitel, puis un ordinateur… Il était branché « nouvelles technologies ». Il était très fier du jumelage entre l’université Georgia Tech d’Atlanta et l’Université de Lorraine. » Visionnaire, Jean-Marie Rausch était « sur la bonne ligne pour sa ville de Metz ». Enfin, Gérard Longuet salue le « sérieux de l’homme politique » avec lequel il était possible de travailler au-delà des différends.

André Rossinot, ancien maire de Nancy : « Très ému par le décès de Jean Marie Rausch »

« Je suis très ému par le décès de Jean-Marie Rausch pour lequel j’avais une profonde estime et une profonde amitié », a déclaré André Rossinot.

« Je salue son travail pour Metz – qu’il aimait tant – et pour son engagement en faveur de la Lorraine et pour l’Europe. »

Photo Anthony Picore

Photo Anthony Picore

Le double hommage de Franck Leroy, Président de la Région Grand Est

« Deux figures politiques majeures nous ont quittés : Robert Grossmann, ancien président de la Communauté urbaine de Strasbourg et Jean-Marie Rausch ancien ministre, maire de Metz et président de la région Lorraine », a déclaré Franck Leroy, Président de la Région Grand Est.

« Tous deux ont été des personnalités remarquables dont l’impact sur leurs territoires et la politique était indéniable. Ils resteront des figures incontournables de leur époque, ayant laissé une empreinte profonde grâce à leurs engagements. »

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Bertrand Mertz, ancien maire de Thionville : « Il a fait de Metz la magnifique cité que nous connaissons »

« Jean-Marie Rausch était de ces barons locaux qui marquent leur collectivité locale d’une empreinte profonde et durable. À chaque échange que j’ai eu avec lui, il a fait preuve de courtoisie et de bienveillance, comme un maître s’adressant à un élève », a déclaré Bertrand Mertz, ancien maire de Thionville.

« Il y avait chez lui un pragmatisme qui le tenait éloigné des grandes réflexions théoriques, mais qui faisait de lui un redoutable politique. Il a fait de Metz la magnifique cité que nous connaissons et ses successeurs, par-delà leurs différences, s’inscrivent dans sa continuité. »

Photo Pierre Heckler

Photo Pierre Heckler

Pierre Cuny, maire actuel de Thionville : « Un grand homme »

« Je rends hommage à un grand homme politique lorrain, Jean-Marie Rausch, décédé ce jour. Maire bâtisseur et visionnaire, Jean-Marie Rausch a transformé Metz, œuvrant pendant 37 ans comme Maire. Il a par ailleurs assumé des responsabilités territoriales et nationales. La Ville de Thionville présente ses condoléances à sa famille et à la Ville de Metz. »

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Jean-Jacques Aillagon, ancien ministre de la Culture, souligne son côté « visionnaire » 

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Khalifé Khalifé, à Metz

Khalifé Khalifé : « Un opportuniste en politique pour servir l’intérêt général

Khalifé Khalifé, ancien adjoint au maire de Jean-Marie Rausch, n’a jamais perdu de vue, celui qui était « un ami de quarante ans ». « Il faisait partie des gens qui m’ont incité à venir à Metz, comme chef de service du CHR Metz-Thionville qu’il présidait. Il m’a appris l’éthique et la déontologie politique. » Khalifé Khalifé a accompagné l’ancien maire de Metz dans les derniers mois de sa vie. « Dans cette période difficile qu’a été la maladie de son épouse. Je l’ai vue il y a quelques semaines, j’étais très pessimiste. Le décès de son épouse l’a beaucoup affecté ». Pour Khalifé Khalifé Jean-Marie Rausch laisse un souvenir et un vide. « Il faut à présent continuer dans le même état d’esprit. Se battre pour sa ville, pour son département. Leur donner la place qu’ils méritent dans le paysage national voire international. Il a fini par Pompidou, a commencé par rénover la ville, a mis en place l’écologie urbaine. » Ce qu’il retiendra de l’homme ?  « Il a été opportuniste en politique pour servir l’intérêt général. Il a été fidèle en amitié. »

Jean-Marie Rausch distingue son adjoint à la Culture,, Patrick Thil.

Patrick Thil: « On doit à ce maire l’Arsenal et Pompidou ! »

« J’ai fait ce beau mandat, entre 2001 et 2008. Il fallait décrocher ce Pompidou. » De ce septennat avec Jean-Marie Rausch, Patrick Thill, aujourd’hui adjoint à la culture au maire de Metz François Grosdidier, avoue avoir été surpris par un homme politique qui ne dévoilait pas l’image de celui qu’il était vraiment. Il livre quelques anecdotes.
« Quand j’ai entamé ce mandat, en 2001, lui ai demandé s’il fallait avoir des rendez-vous mensuels hebdomadaires, il m’a répondu : « Non, pas du tout, il y a beaucoup d’adjoints qui veulent toujours me voir parce qu’ils pensent que plus je les vois plus je les aimerais, alors que c’est un peu l’inverse. Quand je délègue, je délègue, si vous restez dans le cadre de votre budget, si vous menez une grande politique culturelle pour Metz. Si vous avez besoin d’un conseil venez me voir, sinon ça se passe comme ça ». En me raccompagnant, la main sur la porte, il ajoute : « Au fait, ne dites pas en ville ce que je viens de vous dire, tout le monde pense que je décide de tout et même que je suis un peu dictateur, je ne voudrais pas que mon image en soit écornée, car je crois que les Messins aiment bien ça. » Patrick Thil a apprécié un homme d’une grande culture intéressé par la peinture, le cinéma, la peinture, « notamment les deux nouvelles écoles de Paris qui ont marqué Metz avec Bissière, Chagall Picasso… Sur le plan du rayonnement, c’est quand même le maire à qui l’on doit les deux grandes infrastructures culturelles que sont l’Arsenal et Pompidou. Lui qui avait l’image, dans les milieux culturels « d’un homme un peu lourd, sans culture. »

Jean-Marie.Rausch, maire de metz, lors de la cérémonie de remise de médaille de l'Ordre du Mérite à Carlo Molinari, président du FC Metz Photo Pascal Brocard
Jean-Marie.Rausch, maire de metz, lors de la cérémonie de remise de médaille de l’Ordre du Mérite à Carlo Molinari, président du FC Metz Photo Pascal Brocard

Carlo Molinari : « Le stade du FC Metz est aussi ce qu’il est grâce à Jean-Marie-Rausch »

La disparition de Jean-Marie-Rausch n’est pas sans convoquer des figures qui marqueront à jamais l’histoire de Metz. Pas seulement dans le couloir de la politique du reste, sur le front sportif, l’ancien maire de Metz a aussi compté. Et du côté du stade du FC Metz, c’est aussi un autre proche qui évoque la mémoire de l’élu. « On ne perd pas un ami pareil sans douleur », réagit Carlo Molinari, ancien président du club. En ce week-end de coupe de France, lui qui a tant fêté ces victoires de Metz aux côtés du maire de la ville, se repassant une coupe remplie de champagne, cette disparition prend une tournure singulière.

« Si le stade est ce qu’il est aujourd’hui, c’est aussi grâce à la Ville de Metz et à Jean-Marie-Rausch. Nous n’avons pas toujours été d’accord tous les deux, parce que je voulais que les projets avancent rapidement, lui freinait car il ne dépensait jamais un franc de trop, mais il a su faire. J’ai fait partie de son comité de soutien, en 1971, pour son élection et dès qu’il a pris la mairie, je lui ai exposé les chantiers à lancer, tout de suite ! Les tribunes ont pu être modifiées puis ça ne s’est plus arrêté. On a remis ça en 1986 avec le côté nord, puis en 1997. Il lui fallait toujours être convaincu d’un projet, il était très vigilant sur les dépenses ».

Jean-Marie Rausch, au marché de Noël aux côtés de Nathalie Griesbeck.

Nathalie Griesbeck : « Il m’impressionnait beaucoup  »

Nathalie Griesbeck est entrée dans l’équipe de Jean-Marie Rausch en 1983, « j’étais alors la plus jeune conseillère municipale de France. Elle y reste jusqu’en 2004. « Vingt et un an ! » s’exclame la députée Européenne. Quarante ans après ses premiers échanges avec celui qui fut maire de Metz pendant six mandats, Nathalie Griesbeck avoue que l’homme, par sa stature, par sa puissance, l’impressionnait beaucoup.
« Il m’a beaucoup appris, ajoute-t-elle : la rigueur, l’attention portée au projet pour les réaliser dans le budget imparti. » Proche de Jean-Marie Rausch, Nathalie Griesbeck a été son adjointe pendant neuf ans. Il l’avait même présentée comme « sa dauphine » avant qu’il ne modifie quelque peu les équipes et qu’elle ne décide de privilégier ses mandats départementaux et Européens. « Nous avons toujours travaillé en confiance, même si on n’a pas toujours été d’accord, ce qui nous rassemblait, c’était le sens du service à notre ville et à notre région. » Si les liens se sont distendus au fil des années, Nathalie Griesbeck avoue garder de l’admiration pour cet homme « qui avait une intuition politique très fine », « qui laisse aux Messins et Lorrains des œuvres majeures comme l’Arsenal et Pompidou. » « Il était moderne, c’était un visionnaire. »

« À son arrivée à la mairie de Metz, il a vite enfilé le costume du patron ! »

Elle a pris sa retraite en 2006 et a même été récipiendaire de la Légion d’honneur. Une distinction que Marie-Paule Hinsperger doit à Jean-Marie-Rausch ! Elle est ce qu’on appelle une femme de l’ombre. Trente et un ans au service de Jean-Marie Rausch, à son cabinet à la mairie de Metz. La disparition de l’ancien maire, devenu un ami, la plonge dans une grande peine: «Je n’étais pas juste une ex-collaboratrice… J’étais à l’enterrement de Bernadette, son épouse. Elle veillait tellement sur lui. Son hospitalisation, sa brutale disparition ensuite, c’était beaucoup trop d’épreuves pour Jean-Marie» : «Aux obsèques de Bernadette, tout n’était qu’émotion. L’occasion de grandes retrouvailles mais le voilà parti, comme d’autres. Une grande page se tourne, pour nous autres qui restons, comme pour la Ville de Metz.» Les souvenirs se bousculent: «Il faudrait imiter cet homme qui, comme maire, vadrouillait dans la ville, avec son appareil photo. Il prenait tout ce qui n’allait pas et à son retour…» Elle rit. «…Les chefs de service avaient droit aux photos et devaient faire en sorte que tout rentre dans l’ordre, c’était un rituel du lundi.» Marie-Paule Hinsperger se rappelle l’arrivée de Jean-Marie-Rausch en mairie de Metz: «Il a vite enfilé le costume, il a vite été “le patron”. On a vu la transformation de Metz. Même quand il est devenu ministre, il était toujours maire de Metz, et il a su gérer tout ça.»

« Il a forgé la stature nationale de Metz », selon Isabelle Rauch

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« C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris le décès de Jean Marie Rausch. Figure emblématique de la ville de Metz, il en a été un grand serviteur pendant 37 ans », a déclaré le député Belkhir Belhaddad.

« Jean Marie Rausch a également servi notre pays comme ministre du commerce extérieur dans le gouvernement d’ouverture de Michel Rocard. Son influence et son dévouement ont non seulement marqué la ville, mais aussi le département de la Moselle et de la région Lorraine dont il a été le président en travaillant pour son développement et pour le bien-être de ses habitants. »

« Sa mémoire continuera de vivre »

« Sa mémoire continuera de vivre à travers les nombreuses contributions qu’il a apportées à notre territoire. Il a été à l’origine du projet du Centre Pompidou Metz, un centre d’art contemporain qui est devenu un symbole de la ville. Il a également créé le Technopole, un parc technologique qui a attiré de nombreuses entreprises. Enfin, il a été un pionnier dans le développement du numérique, reconnaissant l’importance de cette technologie pour l’avenir de manière avant-gardiste.

En cette période de deuil, je tiens à présenter mes plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches. Jean Marie Rausch restera dans nos mémoires comme un homme dévoué à sa ville et à son pays. »

Photo Gilles Wirtz

Photo Gilles Wirtz

« Un chef d’orchestre incontesté pour notre Département », témoigne Patrick WeitenPrésident du Département de la Moselle

« C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris aujourd’hui le décès de Jean-Marie Rausch. Notre émotion est forte, pour nous, Mosellans, car nous perdons un homme emblématique de notre territoire et de la ville de Metz. »

« En tant que Président, mais aussi Conseiller du Département pendant plus de 17 ans, il a consacré une partie de sa vie politique à la Moselle. Ses réalisations ont été nombreuses, allant de la promotion du développement économique à la préservation de notre patrimoine mosellan. Comme Maire de Metz, Conseiller régional, Président de la Région Lorraine, Sénateur et comme ministre, son engagement fut remarquable. »

« Je salue avec respect ce Mosellan avec qui j’avais une réelle proximité, qui aura présidé l’Association des maires de Moselle de 1967 à 2005 avec force et un profond attachement pour notre département et pour la Lorraine. Ce fut un homme enraciné à notre territoire, qu’il a inlassablement servi avec rigueur et de main de maître. »

Photo Pascal Brocard

Photo Pascal Brocard

« Son engagement a été exemplaire »

« Partout, cet homme de combat a apporté sa contribution avec respect des autres mais sans jamais faillir à la profondeur de ses convictions et de ses engagements. Homme de dialogue, il a su porter une vision nouvelle, tournée vers l’écologique urbaine avec Jean-Marie Pelt. Au-delà de ses réalisations professionnelles, je me souviens de Jean-Marie Rausch comme d’un homme de valeur, empathique et déterminé. Son engagement a été exemplaire. 

En ces moments difficiles, mes pensées vont à sa famille, à ses proches et à tous ceux qui ont eu le privilège de travailler à ses côtés. Au nom du Conseil départemental et des Mosellans, je leur présente mes plus sincères condoléances.

Aujourd’hui au nom de tous les citoyens de Moselle, je tiens à exprimer notre gratitude pour l’héritage qu’il nous laisse. »

Jean-Marc Todeschini, ancien ministre, ancien sénateur de la Moselle : « Je salue sa mémorie »

« Je salue la mémoire de Jean-Marie Rausch, maire-architecte du renouveau de Metz pendant 37 ans, notamment en réussissant à convaincre le Professeur Jean-Marie Pelt d’y travailler à ses côtés. Ministre à partir de 1988, dans le cadre de l’ouverture prônée par François Mitterrand, président du Conseil Régional, sénateur de la Moselle pendant 23 ans, il choisit de ne pas se représenter en 2001, l’année où je fais mon entrée au Sénat. Il sera d’ailleurs le tout premier à me féliciter, très sincèrement, à l’entrée de la Préfecture de Metz. »

« Si nous étions opposés politiquement, malgré sa participation aux gouvernements de Michel Rocard, d’Edith Cresson puis de Pierre Beregovoy, nos relations étaient remplies d’un profond respect. Il restera le maire qui aura modernisé cette ville qu’il personnifiait totalement.

J’ai aussi une pensée pour son épouse Bernadette qu’il aura veillée avec fidélité et tendresse jusqu’à son décès, il y a quelques semaines. Je présente mes sincères condoléances à sa famille, notamment à ses deux fils, ainsi qu’au maire de Metz, aux Messins et aux Messines. »

Photo Pascal Brocard

Photo Pascal Brocard

René Leucart, ancien conseil régional de Lorraine  : « C’était un vrai maire, toujours sur le terrain » 

« J’ai appris avec tristesse le décès de Jean-Marie Rausch. Je fus son adjoint durant la période où il était au gouvernement de Michel Rocard. J’avais négocié avec lui le congrès du Parti Socialiste à Metz en 1979 et sa présence au gouvernement de Michel Rocard. »

« Je suis triste, car c’était un vrai maire, toujours sur le terrain. Ma proximité avec lui porte le témoignage de ses qualités humaines à l’endroit de ses administrés. Merci à lui de ce qu’il a fait pour Metz. »

Photo Gilles Wirtz

Photo Gilles Wirtz

Céleste Lett, députe-maire honoraire de Sarreguemines : « Grâce à ça, Metz est devenue la ville qu’elle est aujourd’hui. Belle »

«  Il était de Frauenberg, a passé sa jeunesse à Sarreguemines et avait des racines aussi à Bliesbruck, comme moi. Je l’ai pas mal côtoyé et j’avais avec lui une relation amicale. Il m’a conseillé, moi un centriste, de rejoindre l’UMP quand le parti a été créé, pour pouvoir peser politiquement. Il m’avait coopté pour lui succéder comme président de la Fédération des maires de Moselle à son départ. Je n’ai pas été élu, mais j’ai succédé ensuite à François Grosdidier. Enfin, il m’a parrainé pour entrer dans le Cercle Charlemagne. Je garde de lui l’image d’un homme autoritaire, mais qui savait s’entourer de bons collaborateurs. Grâce à ça, Metz est devenue la ville qu’elle est aujourd’hui. Belle. »

Vous pouvez rendre hommage au défunt sur sa page commémorative sur le site Libra Memoria et présenter vos condoléances à ses proches en témoignant votre sympathie.

Cet article a été prélevé d’internet par la rédaction de maires-moselle.com pour la bonne raison que ce dernier figurait dans les colonnes d’un blog dédié au thème « Moselle ». Cette chronique a été générée de la manière la plus complète que possible. Pour émettre des observations sur ce dossier autour du sujet « Moselle », merci de contacter les contacts indiqués sur notre site web. maires-moselle.com est une plateforme numérique qui compile de nombreux posts publiés sur le web dont la thématique principale est « Moselle ». En visitant de manière régulière nos pages de blog vous serez informé des futures annonces.