Face à l’explosion du trafic automobile dans les communes frontalières, certains maires ont décidé de prendre des mesures pour restreindre la circulation des frontaliers aux heures de pointe. « Il faut plutôt travailler collectif », prône Roland Balcerzak, maire d’Hettange-Grande.

« Je crois qu’on prend le problème à l’envers en culpabilisant le frontalier », affirme Roland Balcerzak, vice-président de la communauté de communes de Cattenom et environs en charge des transports et des frontaliers, et maire d’Hettange-Grande, invité de France Bleu Lorraine lundi 11 décembre. Les maires d’Évrange et de Rédange réfléchissent à des mesures pour restreindre le trafic frontalier dans leurs communes tous les matins*. « Or, le frontalier a une obligation, c’est d’aller travailler »,* dit Roland Balcerzak. « Et c’est lui la première victime, la première personne qui souffre de ça. »

Ce report de milliers d’automobilistes sur le réseau secondaire s’explique par les travaux réguliers sur l’A31, ainsi que les ralentissements qui sont monnaie courante tous les matins. Les applications de GPS prône aussi de plus en plus des trajets via les routes départementales. « La croissance du travail fait que nous sommes passés de 7.000 travailleurs frontaliers dans les années 70 à 124.000 aujourd’hui », explique-t-il. « Nous sommes saturés, et ça ne va pas s’arrêter là. »

« Le riverain est aussi un travailleur frontalier »

Sa commune d’Hettange-Grande est d’ailleurs aussi concernée. « Je mets des feux clignotants chaque matin à l’entrée du village pour faciliter les flux », indique le maire. « À plus grande échelle aussi, des choses sont faites. À l’horizon 2027-2028, la communauté de communes de Cattenom et environs et le département de la Moselle vont mettre en place des voies dédiées aux bus sur les départementales. Ce sera 44 minutes de temps de gagné pour les automobilistes. »

« Mais je ne peux pas faire de miracle. Il y a des domaines techniques à préserver, sur l’eau, les enquêtes nature, pour devenir propriétaire des terrains… Je ne peux pas bousculer un calendrier et des obligations contractuelles par rapport à l’État », regrette le vice-président de la communauté de communes, qui compte aussi sur le projet d’A31 bis, toujours pas officiellement validé par le ministère des Transports. « Si nous avions fait cet autoroute en 2000, nous n’en serions pas là », assure Roland Balcerzak. Une montée en puissance du ferroviaire est aussi prévue dans les prochaines années.

Mais le maire d’Hettange-Grande ne veut pas opposer les riverains aux frontaliers. « Sur notre territoire, 75% des gens qui travaillent le font de l’autre côté de la frontière », détaille-t-il. « On est en train de se mettre une balle dans le pied. Le riverain est le plus souvent également un travailleur frontalier. À partir du moment où il prend sa voiture, il traverse aussi d’autres communes, et sature des réseaux qui rendent la vie difficile et impossible. Mais aujourd’hui il faut être cohérent et harmoniser la démarche de tout un territoire en réfléchissant collectivement. »

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