Une « tenue unique » à la rentrée de septembre 2024 dans une centaine d’établissements scolaires, c’est la volonté du chef de l’Etat, Emmanuel Macron. En Moselle, la concertation est lancée avec les familles et les enseignants dans trois communes : Metz, Florange et Bouzonville.

À Bouzonville (Moselle), Armel Chabane n’a pas attendu les déclarations d’Emmanuel Macron sur l’expérimentation de l’uniforme dans une centaine d’établissements scolaires à la rentrée 2024 pour se porter volontaire. « Quand Gabriel Attal, alors ministre de l’Éducation nationale, a relancé cette idée, j’ai tout de suite levé la main« , raconte le maire de la commune de 4.000 habitants, « et puis je dois avouer que je n’aime pas trop le terme uniforme, je préfère parler de tenue unique« .

Je ne pense pas que cette uniforme résoudra toutes les problématiques liées à l’école mais ce sera un outil pour mettre plus d’autorité

Armel Chabane, maire de Bouzonville

Dans sa ville, à proximité de la Sarre, Armel Chabane se déclare plutôt « optimiste » quand à l’issue de cette période de discussion et d’échanges avec toutes les personnes concernées des deux écoles locales, une maternelle et une élémentaire. « Nous sommes une petite commune rurale. Les parents, les enfants, on les croise tous les jours. On se connaît. Et honnêtement, il n’y a pas d’opposition » avoue le maire, « je ne pense pas que cet uniforme résoudra toutes les problématiques liées à l’école mais ce sera un outil pour mettre plus d’autorité. C’est aussi le symbole d’une équité et de l’autorité qui agit. Nous aussi, nous avons malheureusement des problèmes de violence. Nous devons aussi faire face au communautarisme. La tenue unique est une réponse et un remède à ces défis.« 

Côté organisation, un vote sera organisé pour les familles et les enseignants. « Toutes les forces vives qui participent à la vie scolaire, dont les parents d’élèves seront réunis autour d’une même table pour voter en faveur ou pas du port de l’uniforme », explique Armel Chabane, « je rappelle que ce sera une expérimentation de deux ans qui pourrait débuter dès septembre prochain ».

À Florange, commune bien connue pour son usine sidérurgique détenue par le groupe ArcelorMittal, Rémy Dick, le jeune maire se serait bien vu « débuter l’expérimentation dès le printemps 2024. Mais finalement, on a préféré prendre notre temps : le temps de la concertation et des discussions avec les parents et les professeurs. Ce temps est nécessaire car le port de l’uniforme, c’est une modification forte et fondamentale de l’apparence et de l’État« .

La cohésion sociale et la cohésion d’établissement s’expriment à travers la symbolique de l’uniforme

Rémy Dick

Maire de Florange (LR)

À Florange, quatre écoles sont concernées. « Il y aura une décision dans chaque école » explique Rémy Dick, « aux parents et aux enseignants de choisir si oui ou non, à l’occasion d’un référendum, s’ils souhaitent expérimenter« . Au calendrier, avant le 1ᵉʳ février : réunions publiques, concertations et même une consultation du conseil municipal des enfants.

« S’il y a deux écoles qui sont favorables et deux autres qui ne le sont pas, on actera. Moi, je suis persuadé de l’utilité de l’uniforme à l’école même si c’est un outil très symbolique. Il n’en demeure pas moins efficace. Il rappelle aux jeunes qu’ils ne s’habillent pas à l’école comme à la maison. Et donc : je ne me comporte pas à l’école comme à la maison. Il y a des règles différentes. L’uniforme est un outil pédagogique et éducationnel qui va avec cette volonté marquée au niveau national. La cohésion sociale et la cohésion d’établissement s’expriment à travers la symbolique de l’uniforme. Je suis quelqu’un de profondément attaché aux valeurs de la République et je considère effectivement que la République a besoin d’un réarmement civique et moral. En tout cas, il y a un besoin aujourd’hui de donner les outils aux parents pour expliquer ce qu’est l’autorité« .

Reste à trancher les questions pratiques. Quel uniforme ? « Tout est possible » explique Rémy Dick, « la couleur du polo ou du t-shirt d’une école à l’autre, pas de limite. On en discute. Il peut y avoir un flocage particulier, école par école, qui aura été choisi par les élèves eux-mêmes, par le conseil municipal des enfants ou les parents. On a la main vis-à-vis de Paris et il y a de quoi assurer une forme de roman républicain, école par école. Cela peut se révéler très intéressant ».

À Metz, la volonté de se porter volontaire comme ville d’expérimentation est également enclenchée. « On consulte les écoles volontaires« , nous dit-on au service de presse. Enseignants, familles, association de parents d’élèves… Les consultations sont lancées et le nombre d’établissements concernés dépendra de leur engagement ou pas. Aucune sollicitation financière ne sera demandée aux familles. La décision devrait être connue au plus tard d’ici fin février 2024.

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